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Shopify est la boutique. Le back-office, lui, doit la croire.

Shopify est la boutique : le catalogue, le panier, la commande, le stock affiché. Le reste de l'entreprise — facturation, compta, entrepôt, SAV — vit ailleurs, et c'est là que ça se gâte. Une commande Shopify qui n'existe pas dans la facturation, un stock entrepôt qui n'existe pas dans la boutique, une fiche produit rédigée deux fois. L'API d'administration, celle que Shopify pousse désormais sous forme de requêtes groupées, permet de lire et d'écrire ces objets. Un agent s'y branche pour que la boutique reste la vérité du catalogue, et pour que le back-office cesse de la contredire le lundi matin.

Page mise à jour le

Ce que l'API permet

Ce que Shopify expose réellement

Repris de la documentation publique de l'éditeur, pas d'une plaquette commerciale. Le lien vers cette documentation est en bas de page.

Catalogue, variantes, stocks

On lit et on met à jour les produits, leurs variantes, leurs prix, leurs stocks par emplacement. Une fiche née dans un PIM, ou rédigée par un agent de contenu, peut atterrir dans Shopify sans retypage. Un stock qui bouge à l'entrepôt peut atterrir dans la boutique avant qu'un client commande le vide. L'inverse est vrai : une vente Shopify doit débiter l'emplacement réel, pas un stock « site » fantôme.

Commandes, clients, remboursements

Chaque commande, son client, ses lignes, son paiement, son remboursement, se lisent. On peut aussi créer une commande — attention : une commande créée par l'agent n'est pas un panier client, c'est une pièce de back-office. Un agent de SAV ouvre le dossier, prépare l'avoir, prépare le réassort. Il n'annule pas une commande payée parce qu'un mail est impoli. Shopify exécute ce qu'on lui demande ; la politique commerciale, elle, s'écrit chez vous.

Des notifications de boutique, pas un export du soir

Shopify prévient quand une commande naît, quand un stock bouge, quand un produit change. Un agent qui s'appuie sur ces événements facture le jour même, prévient l'entrepôt le jour même, et ne découvre pas le Black Friday le lundi. Les événements se rejouent ; on mémorise ce qui est déjà traité. Une boutique sans événement, relue une fois par nuit, est une boutique qui vend un stock déjà parti.

Shopify GraphQL Admin API (nouvel onglet) — Consultée le 21-08-2026. API d'administration actuelle. L'API REST d'administration est documentée comme héritage depuis octobre 2024 ; les nouvelles apps publiques doivent utiliser GraphQL depuis avril 2025. Limites : shopify.dev/docs/api/usage/limits.

Trois automatisations concrètes

Ce qu'on met en place avec

Trois situations réelles, décrites comme du travail plutôt que comme de la technique.

Facturer la commande Shopify dans l'outil français

Une commande payée devient une facture dans Pennylane, Sellsy, Dolibarr — le vôtre — avec les bonnes mentions, la bonne TVA, le bon client. L'agent refuse de facturer une commande annulée, un test, un paiement non capturé. Les livraisons hors UE, la TVA sur les marketplaces, s'isolent. Shopify n'est pas la pièce fiscale française. L'outil de facturation l'est. Les deux doivent porter la même référence de commande, pour le SAV et pour le contrôle.

Tenir le stock boutique à partir de l'entrepôt

L'entrepôt, ou le tableur cadré qui en tient lieu, est la source du stock physique. L'agent pousse les quantités vers Shopify, emplacement par emplacement, et s'arrête si l'écart dépasse un seuil que vous avez fixé — signe d'un inventaire à faire, pas d'un écrasement. Une vente Shopify entre-temps se voit. Écraser un stock boutique avec un export d'hier, c'est vendre le vide. L'agent y renonce, il alerte.

Rédiger la fiche, la pousser, sans la retaper

Le contenu d'une fiche — titre, description, attributs — naît souvent hors Shopify. L'agent la pousse, garde les identifiants de variante, ne casse pas les URL déjà indexées, ne republie pas une fiche encore en brouillon. Une fiche poussée deux fois n'est pas un doublon de produit si l'identifiant est stable. Si l'identifiant n'est pas stable, on s'arrête : le catalogue Shopify n'aime pas les jumeaux.

Limites

Ce que cette intégration ne fera pas

Les contraintes qu'on rencontre pour de vrai. Les découvrir maintenant coûte une lecture ; les découvrir en cours de projet coûte le projet.

L'ancienne API d'administration n'est plus le chemin neuf

Shopify a classé son API d'administration historique comme héritage à partir d'octobre 2024, et impose aux nouvelles applications publiques, depuis avril 2025, de passer par l'API d'administration actuelle. Un projet neuf ne s'appuie pas sur l'héritage. Un projet ancien se planifie une migration. Coder contre ce qui est déjà daté, c'est payer deux fois.

Un budget de requêtes, pas un nombre magique unique

Shopify compte le coût de chaque lecture, selon le plan de la boutique et l'application. Une requête trop large se fait refuser. Un agent qui demande « tout le catalogue, tous les champs, toutes les commandes » se fait ralentir le jour où la boutique vend. On lit peu, souvent, ce qui a changé. On n'extrait pas la boutique comme un fichier. Les plafonds exacts se relisent dans la doc des limites, parce qu'ils varient selon l'offre.

Une app a un périmètre, une boutique a un plan

Les droits se demandent à l'installation. Un agent qui n'a pas le droit d'écrire le stock n'écrit pas le stock, même si le devis l'imaginait. Le plan de la boutique change aussi les plafonds. On installe, on vérifie les droits réellement accordés, on recoupe avec le plan. Une démo sur une boutique partenaire n'est pas votre boutique. On développe contre la vôtre, ou contre une copie, pas contre un souvenir.

Ce que brancher Shopify demande vraiment

On crée une application privée ou on passe par le flux d'installation, on demande le minimum de droits, on écoute les commandes et les stocks, on aligne les identifiants avec la facturation et l'entrepôt. Le premier flux livré est presque toujours la commande vers la facture, parce que c'est là que ça fait mal. Le catalogue et le stock viennent ensuite, quand les identifiants de variantes sont stables. Un catalogue instable, poussé trop tôt, est un catalogue à nettoyer à la main.

Sources

Chaque affirmation de cette page renvoie au texte qui fait foi. En cas d'écart entre cette page et la source, c'est la source qui a raison.

Vos questions

Faut-il une application publique Shopify ?

Pas pour une TPE qui branche *sa* boutique. Une application privée, ou un accès d'administration dédié, suffit, avec des droits bornés. L'application publique sert à vendre le connecteur à d'autres boutiques, avec les règles Shopify qui vont avec — dont l'obligation d'utiliser l'API actuelle. On ne paie pas ce parcours si le besoin est un seul magasin. On le paie si le besoin est un produit.

Shopify peut-il rester la pièce de facturation ?

Pour du B2C simple, parfois, avec un soin aux mentions. Pour du B2B français, de la facture électronique, du Chorus Pro, non : la pièce se fait dans un outil français, Shopify reste la commande. L'agent relie les deux par un identifiant stable. Deux numéros de facture pour une même commande, l'un Shopify, l'autre français, c'est un SAV perdu et un contrôle perdu. On en choisit un.

Que faire des commandes marketplace (Amazon, etc.) ?

Elles n'ont pas toujours le même circuit de paiement, de TVA, de stock. L'agent les isole, ou les ignore, selon que vous les faites entrer dans Shopify ou non. Mélanger une commande boutique et une commande marketplace dans la même file de facturation française, sans regarder qui a déjà facturé, c'est doubler la pièce. On cartographie les canaux avant d'automatiser le premier.

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