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Automatisation

Catalogue

Rédiger les fiches produits à partir de ce que vous savez déjà

Une fiche produit n'est pas un exercice de style : c'est un objet métier. Référence, attributs, dimensions, compatibilités, ton de la marque, ce qu'il ne faut pas promettre. Aujourd'hui, quelqu'un recopie la fiche fournisseur, traduit un peu, oublie un champ, et publie. Un agent part de vos données, rédige un brouillon dans votre gabarit, et s'arrête avant la mise en ligne. Ce n'est pas un devis : rédiger une offre commerciale est un autre article. Ici, on parle du catalogue, de ses champs, et de ce qui arrive trop tôt sur la boutique.

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Friction

La situation aujourd'hui

Vingt nouvelles références arrivent. Le fournisseur a envoyé un tableur, deux photos, une phrase en anglais. Quelqu'un doit en faire des fiches : titre, description, puces, attributs, SEO du pauvre, liaisons, stock. Les premières sont soignées. Les suivantes copient les premières en changeant le nom. Un attribut obligatoire saute. Une compatibilité trop généreuse se glisse. La boutique publie, et le SAV découvre trois semaines plus tard que le produit ne va pas sur le modèle annoncé. Personne n'aime rédiger la quarantième fiche. C'est pour ça qu'elle est moins vraie que la première. Ce qui manque, ce n'est pas une plume. C'est un gabarit qui n'accepte pas un champ vide, une source unique pour les attributs, et une relecture là où une phrase engage — pas sur l'ordre des puces.

Agent IA

Ce que l'agent fait, étape par étape

Chaque étape est une action observable : vous pouvez vérifier qu'elle a eu lieu, sur quelles données, et revenir dessus.

  1. 01

    Partir des attributs, pas d'un paragraphe fournisseur

    SKU, dimensions, matières, normes, compatibilités, pack : l'agent lit ce que votre référentiel contient déjà. Un texte fournisseur est une source parmi d'autres, pas la vérité. Ce qui n'est pas dans les attributs n'est pas inventé dans la phrase. Un blanc visible vaut mieux qu'une spécification trop belle.

  2. 02

    Rédiger dans votre gabarit, champ par champ

    Titre, chapô, puces, description longue, FAQ courte si vous en avez : chaque bloc a une règle de ton et une longueur. L'agent remplit. Il n'ajoute pas un bloc « pour le SEO » que vous n'avez pas demandé. Un gabarit que personne n'a écrit produira vingt fiches qui ne se ressemblent pas, c'est-à-dire un catalogue.

  3. 03

    Contrôler les champs qui se vérifient

    Un attribut obligatoire vide, une unité incohérente, une photo manquante, une référence déjà en ligne : la fiche reste en brouillon. L'agent ne publie pas pour « avancer ». Publier une fiche incomplète, c'est transférer le travail au client, puis au SAV.

  4. 04

    Préparer la publication, pas la déclencher

    Le brouillon arrive dans la boutique, ou dans le PIM, en statut brouillon, avec la source à côté. Vous relisez ce qui engage — compatibilité, promesse, garantie — et vous publiez. Les fiches d'une gamme déjà calée peuvent ensuite passer plus vite. Les nouvelles familles, non.

Contrôle

Où un humain garde la main

Une compatibilité trop large se paie au SAV

Rédiger un chapô, un agent le fait. Dire « compatible avec tel modèle », « étanche », « alimentaire », non, pas sans source. Par défaut, les phrases d'attributs connus avancent ; les phrases qui ressemblent à une garantie, une norme, une compatibilité, s'arrêtent. On peut ensuite laisser publier tout seules des mises à jour mineures — une tournure, un ordre de puces — sur une gamme déjà relue. On ne laisse pas un modèle inventer une spécification pour remplir un champ. Le coût n'est pas une fiche moche. C'est un retour, un avis, un client qui a cru le texte.

Limites

Ce que cette automatisation ne règle pas

Sans référentiel, la fiche est un roman

Si les attributs vivent dans la tête de l'acheteur, ou dans un PDF fournisseur différent à chaque fois, l'agent rédigera du plausible. Le premier livrable est souvent le tableau des champs, pas le texte. Automatiser la rédaction avant d'avoir nommé ce qui est vrai, c'est industrialiser l'à-peu-près. Le catalogue, ensuite, ne se rattrape pas : il se relit pièce par pièce.

La photo et le stock ne s'écrivent pas

Une fiche sans image, ou un produit à zéro, n'est pas un problème de plume. L'agent peut le signaler. Il ne prend pas la photo, il ne crée pas le stock. Publier quand même, pour « avoir la page », est une décision. Elle a un coût : le client arrive, et il n'achète pas, ou il achète trop tard. Le texte n'y peut rien.

Traduire n'est pas rédiger

Une fiche dans une autre langue, c'est un autre flux : glossaire, unités, mentions légales, ce que l'on ne traduit pas. Cette page s'arrête à la rédaction dans la langue source. La traduction de catalogue a la sienne. Les fondre, c'est publier une version anglaise qui a l'air fluide et qui se trompe d'unité, de norme, ou de promesse — exactement le genre d'erreur que le SAV découvre trop tard.

Quand ce n'est pas la bonne réponse

Si vous avez trente produits, des fiches déjà bonnes, et un gérant qui aime écrire, un agent n'a rien à faire là. Le seuil utile, c'est le moment où les nouvelles références s'accumulent, où les fiches se copient, où le SAV répète la même précision absente. De même, si le vrai problème est un catalogue trop large que personne ne range, rédiger plus vite ajoutera des pages. Il faudra d'abord décider ce qui se vend. Enfin, un produit réglementé — alimentaire, jouet, chimique — ne se rédige pas « à partir d'un modèle ». Il se rédige à partir d'un dossier, et souvent d'un conseil. Cette page n'est pas ce dossier.

Vos questions

L'agent publie-t-il la fiche sur la boutique ?

Par défaut, non. Il dépose un brouillon dans l'outil que vous utilisez déjà, avec les champs remplis et les trous visibles. Publier est un acte commercial : la page devient une promesse. On peut ensuite laisser passer tout seules des mises à jour de forme, sur une gamme déjà validée. Les nouvelles références, les nouvelles allégations, restent relues. Le critère n'est pas la qualité du français, c'est le coût d'une phrase fausse sous le bouton d'achat.

Peut-il partir de la fiche fournisseur telle quelle ?

Il peut la lire comme source, pas comme vérité. Les attributs que vous avez tranchés — notamment ce que vous garantissez — priment. Recopier le fournisseur, c'est souvent recopier une erreur, une marque qu'il n'a pas le droit de mettre en avant, ou une compatibilité trop large. L'agent signale l'écart entre le tableur fournisseur et votre référentiel. C'est à vous de trancher, pas à la phrase la plus fluide.

Est-ce le même travail qu'un devis ?

Non. Un devis est une offre, nominative, souvent envoyée après un échange, et l'article sur l'agent qui rédige vos devis couvre ce terrain : brouillon, relecture, pas d'envoi tout seul. Une fiche produit est un objet catalogue, répété, publié. Les deux se ressemblent par le gabarit. Ils ne se ressemblent pas par le risque, ni par le destinataire. On ne les fond pas. On les relie quand une fiche alimente une ligne de devis, ce qui est déjà beaucoup.

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