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Ce que l'API permet
Ce que PayFit expose réellement
Repris de la documentation publique de l'éditeur, pas d'une plaquette commerciale. Le lien vers cette documentation est en bas de page.
Deux portes : votre société, ou un produit partenaire
Client : un administrateur crée une clé dans PayFit (intégrations > API), choisit les droits, la copie — elle ne se réaffiche pas. Cette clé ne voit que votre société. Partenaire : inscription, OAuth, le client active l'intégration sur son compte. Les appels visent partner-api.payfit.com, avec l'identifiant de société récupéré par introspection du jeton. On n'utilise pas une clé personnelle d'un salarié qui partira. On nomme la clé, on limite les droits (lire le temps, lire les collaborateurs), on la stocke hors de PayFit.
Collaborateurs et contrats, initialisés, pas clos
Pour la France, on peut créer un collaborateur (nom, e-mail personnel, numéro de sécurité sociale, adresse) puis un contrat (intitulé, date de début). Le contrat met deux à cinq minutes à apparaître. PayFit le dit : cette création n'achève pas le profil. L'administration RH complète dans l'écran (mutuelle, horaires, etc.) pour que les bulletins puissent partir. Créer plusieurs contrats en parallèle rend la suite illisible pour le gestionnaire ; PayFit déconseille. L'Espagne et le Royaume-Uni n'ont pas encore, d'après ce guide, cette initialisation.
Absences : lister, créer, annuler — pas modifier
On liste les absences d'une société ou d'un contrat, par pages (dix par défaut, cinquante au plus). Par défaut, seules les absences approuvées reviennent. On peut créer une absence déjà approuvée, ou l'annuler. On ne la met pas à jour : pour changer une date, on annule, on recrée. Les types sont ceux du pays (congés payés, RTT, maladie… en France). Une absence non approuvée dans votre outil interne ne doit pas partir vers PayFit. Les recouvrements, types non éligibles, dates incohérentes font échouer l'appel.
Des données pour la compta, pas le calcul du net
Des lectures d'entreprise et de données comptables existent pour raccrocher la paie aux écritures. L'API ne revendique pas de recalculer un bulletin, ni de déposer une DSN à votre place. PayFit calcule. L'intégration transporte l'état : qui est là, qui est absent, quelles écritures sortir. Un agent qui « ferait la paie » via PayFit n'existe pas. Un agent qui pose les congés déjà validés dans l'outil interne, et qui prépare les écritures, si.
Documentation de l'API PayFit (nouvel onglet) — Portail officiel client et partenaire. Authentification par clé, absences, initialisation France : guides liés. Consulté le 21-08-2026.
Trois automatisations concrètes
Ce qu'on met en place avec
Trois situations réelles, décrites comme du travail plutôt que comme de la technique.
Un arrivant crée le dossier, pas le bulletin
Le jour où le contrat est signé, l'agent initialise le collaborateur et le contrat dans PayFit, avec les pièces déjà connues. Il notifie l'administration RH : « à compléter pour le bulletin ». Il ne promet pas un bulletin le soir même. Les champs manquants (mutuelle, horaires) restent humains. Un doublon (même numéro de sécurité sociale) se signale, il ne se force pas.
Les congés validés ailleurs arrivent dans la paie
Un congé approuvé dans l'outil interne crée l'absence PayFit, au bon type français. Un refus interne n'envoie rien. Une modification de dates annule et recrée. PayFit refuse les chevauchements : l'agent les isole plutôt que d'insister. Le bulletin du mois suivant voit les jours. Ce n'est pas un planning d'équipe ; c'est la paie. Les deux se parlent, ils ne se confondent pas.
Les écritures de paie vers la compta
Après une paie, l'agent lit ce que PayFit expose côté comptable et prépare les écritures dans l'outil de compta, sans les valider tout seul. Un écart (un avenant non saisi, une absence refusée) remonte. La compta reste la compta. PayFit reste la paie. Recopier un export Excel le lendemain de la paie est le geste qu'on retire, pas le contrôle du bilan.
Limites
Ce que cette intégration ne fera pas
Les contraintes qu'on rencontre pour de vrai. Les découvrir maintenant coûte une lecture ; les découvrir en cours de projet coûte le projet.
L'API ne clôt pas une fiche salarié
C'est écrit dans le guide d'initialisation : créer le collaborateur n'achève pas le profil, créer le contrat n'achève pas le contrat. Sans le passage par l'écran PayFit, pas de bulletin. Une intégration qui « onboarde tout seul » ment sur la dernière mile, celle qui est légale (mutuelle, temps de travail). On automatise la saisie initiale, on laisse le gestionnaire signer la fin. C'est moins spectaculaire, c'est tenable.
Les absences ne se mettent pas à jour
Pas de modification. Annuler, recréer. Les types sont une liste fermée, par pays, parfois selon la configuration du salarié. Un « congé enfant malade » qui n'est pas dans la liste n'existe pas pour l'API. On mappe vos motifs internes vers les types PayFit au cadrage, on n'improvise pas le jour de la pose. Les absences créées par API sont approuvées : envoyer un brouillon, c'est le poser comme acquis dans la paie.
Ce n'est pas un SIRH complet, et ce n'est pas international partout
PayFit couvre plusieurs pays côté produit ; l'initialisation collaborateurs/contrats documentée ici est France. L'API partenaire suppose une inscription. Les droits (lire le temps, écrire le temps, etc.) se choisissent à la clé : trop larges, c'est une faille ; trop étroits, l'absence ne part pas. On ne lit pas un bulletin comme on lit une commande WooCommerce. La paie a une cadence mensuelle, des verrous, un humain. L'intégration le respecte, ou elle n'a rien à faire là.
Ce que brancher PayFit demande vraiment
Un admin PayFit, une clé aux droits minimaux, un test de lecture sur les collaborateurs réels (jeu de données, pas la prod entière). Premier flux : absences déjà approuvées, dans un sens. L'initialisation d'un arrivant vient ensuite, avec le gestionnaire dans la boucle. On ne branche pas la paie « pour voir ». Une écriture fausse se voit sur un bulletin, pas dans un log. Le studio automatise le transport ; il ne signe pas la paie.
Sources
Chaque affirmation de cette page renvoie au texte qui fait foi. En cas d'écart entre cette page et la source, c'est la source qui a raison.
- Authentification client PayFit par clé (nouvel onglet)
Clé créée dans l'app, limitée à votre société, non réaffichée.
- Absences PayFit : lister, créer, annuler (nouvel onglet)
Pas de mise à jour ; types par pays ; absences créées = approuvées.
- Initialiser collaborateurs et contrats (France) (nouvel onglet)
La création n'achève pas la fiche ; l'admin RH complète dans PayFit. France uniquement pour ce guide.
Vos questions
Peut-on faire la paie entièrement via l'API ?
Non. PayFit calcule les bulletins, les déclarations, les spécificités françaises, dans son écran. L'API lit l'état, initialise un dossier, pose une absence déjà décidée. Elle ne remplace pas le gestionnaire, ni le paramétrage d'un contrat, ni le contrôle avant d'envoyer une DSN. Une entreprise qui cherche « la paie sans personne » ne la trouvera pas ici — ni ailleurs sérieux. Ce qu'on retire, c'est la double saisie : l'arrivant déjà dans le SIRH interne, les congés déjà validés, les écritures à reprendre en compta.
La clé API est-elle disponible pour tout client PayFit ?
PayFit présente l'API client comme disponible si votre société utilise PayFit, via une clé créée par un admin dans l'écran d'intégrations. Les droits se choisissent à la création. Ce n'est pas un Marketplace où l'on coche une case et tout s'ouvre : c'est une clé, des droits, des appels. Si l'écran n'apparaît pas sur votre compte, on le vérifie avec PayFit avant de promettre le flux. On ne suppose pas qu'un forfait « paie » inclut tout ce que la doc partenaire décrit.
Que se passe-t-il si un congé est modifié après envoi ?
L'API ne modifie pas une absence. On annule l'existante, on en crée une autre, aux nouvelles dates, si le type et le salarié le permettent. Un chevauchement, une date invalide, un type non éligible : l'appel échoue, l'agent isole, un humain tranche. Poser l'absence trop tôt (avant approbation interne) la rend approuvée dans PayFit : le bulletin la verra. D'où la règle : on n'envoie que ce qui est déjà décidé chez vous.
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