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Google Workspace, lu et écrit dans les règles du domaine

Gmail, Drive, Agenda, Contacts, l'annuaire des utilisateurs : c'est là que le travail quotidien d'une PME française passe encore, plus souvent que dans un CRM. Les API Google Workspace permettent d'envoyer un e-mail, de poser un événement, de ranger un fichier, de lire un utilisateur du domaine. Rien n'y est « magique » : chaque application doit être autorisée, par l'utilisateur ou par l'administrateur du domaine. Un compte personnel n'est pas un domaine d'entreprise. Un agent qui lit toutes les boîtes sans consentement d'admin n'existera pas. On branche ce que le domaine autorise, pas ce qu'une démo a montré sur un Gmail personnel.

Page mise à jour le

Ce que l'API permet

Ce que Google Workspace expose réellement

Repris de la documentation publique de l'éditeur, pas d'une plaquette commerciale. Le lien vers cette documentation est en bas de page.

Gmail : lire, envoyer, étiqueter

L'API Gmail envoie un message, lit une boîte, pose une étiquette, met à jour une signature. C'est le canal des accusés, des relances préparées, du tri. Envoyer n'est pas anodin : Google impose ses propres quotas d'envoi, distincts de l'autorisation. Une boîte qui envoie trop, trop vite, se retrouve limitée, que l'agent soit bien écrit ou non. On envoie au nom d'une boîte prévue (contact@, facturation@), pas au nom de chaque salarié, sauf si c'est le besoin réel et consenti.

Drive : chercher, déposer, partager

L'API Drive cherche un fichier, en dépose un, règle qui peut le voir. Un devis signé, un justificatif, un export : plutôt que de vivre en pièce jointe perdue, ils atterrissent dans le dossier prévu, avec le bon partage. Drive n'est pas un coffre-fort juridique par magie ; c'est un disque dont les droits se paramètrent. Un fichier « dans Drive » que personne n'a le droit d'ouvrir n'est pas classé, il est perdu ailleurs.

Agenda : créer et mettre à jour des événements

L'API Calendar ajoute un rendez-vous, le déplace, invite. Un créneau confirmé dans un autre outil doit apparaître dans l'agenda de la personne qui s'y rend, pas seulement dans un tableau. Inversement, un agenda n'est pas une preuve de mission facturable. On y écrit ce qui a été décidé, on n'y invente pas la disponibilité de toute l'équipe sans règle de salle et de durée.

Annuaire : utilisateurs, groupes, alertes

Le SDK d'administration permet de lire et de gérer les utilisateurs du domaine, les groupes, d'auditer. C'est le canal d'une arrivée / d'un départ : créer le compte, l'ajouter aux bons groupes, le suspendre le dernier jour. Ces appels exigent des droits d'administrateur, pas le consentement d'un utilisateur lambda. Un agent de paie qui crée le compte Google le jour de l'embauche évite la semaine où le nouvel arrivant n'a pas de boîte. Encore faut-il que l'admin l'ait autorisé.

Documentation développeur Google Workspace (nouvel onglet) — Portail officiel : Gmail, Drive, Calendar, Admin SDK. Consulté le 21-08-2026. Les quotas se lisent par produit.

Trois automatisations concrètes

Ce qu'on met en place avec

Trois situations réelles, décrites comme du travail plutôt que comme de la technique.

Classer la pièce jointe dès qu'elle arrive

Un e-mail de facture fournisseur, un bon de commande signé : l'agent dépose le PDF dans le dossier Drive du dossier client ou de l'exercice, pose une étiquette Gmail « classé ». Il ne paie pas, il ne comptabilise pas. Il évite la pièce jointe qui n'existe plus que dans la boîte de quelqu'un en congés. Les cas ambigus (plusieurs PDF, mauvais destinataire) vous reviennent.

Poser le rendez-vous une seule fois

Une confirmation de rendez-vous, dans le CRM ou dans un formulaire, crée l'événement dans l'agenda de la personne concernée, avec visio si c'est la règle. Un déplacement du rendez-vous ailleurs met à jour l'agenda, il ne crée pas un doublon. L'invitation part aux participants prévus, pas à toute l'entreprise. Un agenda saturé d'événements automatiques que plus personne n'honore est pire que pas d'agenda partagé.

Préparer la relance, l'envoyer depuis la bonne boîte

L'agent rédige, joint la facture, envoie depuis facturation@ une fois que vous avez validé — ou, pour le premier palier, selon la règle que vous avez écrite après relecture. Gmail transporte. Le rapprochement du paiement, lui, se fait dans la compta. Une relance partie d'une boîte personnelle part avec la personne quand elle quitte l'entreprise. On ne le découvre pas le jour du départ.

Limites

Ce que cette intégration ne fera pas

Les contraintes qu'on rencontre pour de vrai. Les découvrir maintenant coûte une lecture ; les découvrir en cours de projet coûte le projet.

Le consentement de l'admin n'est pas optionnel sur un domaine

Une application qui lit les boîtes, Drive ou l'annuaire d'un domaine Workspace doit être autorisée : par chaque utilisateur, ou par l'administrateur pour tout le domaine (délégation à l'échelle du domaine, pour un compte de service). Les politiques de l'organisation peuvent interdire le consentement utilisateur. Un « ça marchait sur mon Gmail perso » ne prouve rien pour entreprise.com. Le premier livrable d'un projet Workspace, c'est souvent l'écran de consentement validé par l'admin, pas le scénario.

Chaque API a ses quotas, distincts les uns des autres

Gmail, Drive, Agenda, Admin SDK se plafonnent séparément, côté projet Google Cloud et côté utilisateur. Un agent qui envoie trop d'e-mails se heurte au quota d'envoi Gmail, même si Drive répond encore. Google documente ces quotas dans chaque produit ; ils bougent, et on ne les invente pas ici. On les lit pour le produit concerné, on reste largement en dessous, on gère le refus plutôt que de boucler.

Ce n'est pas un coffre de pièces comptables

Drive stocke des fichiers. Il ne calcule pas la TVA, il n'est pas une piste d'audit certifiée par le seul fait d'y déposer un PDF. La facturation électronique, les mentions légales, l'archivage à valeur probante vivent dans d'autres textes et d'autres outils. Ranger la pièce dans Drive est utile. Croire que ça clôt l'obligation, non.

Ce que brancher Google Workspace demande vraiment

Un projet Google Cloud, les API utiles activées, un consentement d'admin sur le domaine, une boîte dédiée pour les envois. Premier flux : un dépôt Drive, ou un e-mail transactionnel interne. On n'ouvre pas toutes les boîtes « au cas où ». Moins de droits, mieux c'est : lire une étiquette, pas tout Gmail ; écrire dans un dossier, pas dans Mon Drive de tout le monde. L'admin reste dans la boucle, c'est un invariant, pas un obstacle.

Vos questions

Peut-on lire toutes les boîtes de l'entreprise ?

Seulement si un administrateur l'autorise, généralement via une délégation à l'échelle du domaine et des droits précis (une boîte, un groupe, pas « tout le monde » par habitude). Un salarié ne peut pas, en cliquant sur « accepter », ouvrir les boîtes de ses collègues. C'est voulu. Pour une relance de factures, une boîte facturation@ suffit presque toujours. Demander l'accès à toutes les boîtes est un signal que le besoin n'est pas cadré — et un admin a raison de refuser.

Faut-il Google Workspace payant, ou un Gmail personnel suffit ?

Pour une personne, un Gmail personnel peut autoriser une appli à sa propre boîte. Pour une équipe, l'annuaire, les groupes, la délégation d'admin, les politiques de consentement : c'est Workspace. Les API d'administration ne s'adressent pas à un @gmail.com. Si vous avez déjà un domaine d'entreprise, on s'y branche. Si tout le monde travaille sur des Gmail personnels, le premier problème n'est pas l'automatisation, c'est que l'entreprise n'a pas de boîte à elle.

Un e-mail envoyé par l'agent part-il vraiment de notre domaine ?

Oui, s'il s'envoie via Gmail de la boîte autorisée, avec les enregistrements du domaine (SPF, DKIM, DMARC) en place. Une appli qui envoie « par Gmail » sans ces enregistrements, ou depuis une boîte personnelle, arrive en indésirables ou disparaît au départ du salarié. L'intégration vérifie la boîte. L'authentification du domaine, elle, est un prérequis d'admin, pas un réglage de l'agent. On ne le contourne pas.

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