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Documents et bases

Notion comme dossier vivant, pas comme classeur mort

Notion est l'endroit où beaucoup d'équipes écrivent le vrai travail : comptes-rendus, listes de prospects, procédures, suivi de projet. L'API permet de lire, créer et mettre à jour pages, bases, commentaires et utilisateurs — à condition que la connexion ait accès à ces pages. Une base non partagée avec la connexion est invisible, même si tout le monde la voit dans l'interface. Les appels tiennent en moyenne trois par seconde par connexion, plus un plafond partagé à l'échelle de l'espace, selon le forfait. Notion n'est pas un CRM, pas une boutique, pas une compta. C'est un dossier. On l'alimente, on n'y construit pas l'entreprise entière.

Page mise à jour le

Ce que l'API permet

Ce que Notion expose réellement

Repris de la documentation publique de l'éditeur, pas d'une plaquette commerciale. Le lien vers cette documentation est en bas de page.

Pages, bases, commentaires, utilisateurs

On crée une page sous une autre page ou dans une base, on interroge une source de données avec des filtres, on lit les blocs d'une page, on pose un commentaire. Les identifiants sont des UUID. La pagination, curseur, renvoie au plus cent éléments. Depuis la version 2025-09-03, une base peut contenir plusieurs sources de données : interroger « la base » n'est plus tout à fait le même geste qu'avant. On fixe l'en-tête de version (aujourd'hui 2026-03-11 dans les exemples officiels) ; sans lui, la réponse n'est pas garantie stable.

Une connexion ne voit que ce qu'on lui partage

C'est le point que tout le monde découvre trop tard. Créer une connexion interne, publique, ou un jeton personnel ne donne accès à rien tant qu'on n'a pas ajouté cette connexion sur les pages concernées. C'est une sécurité, et une source d'incident : « l'agent ne trouve pas la base » signifie presque toujours « la base n'a pas été partagée ». Sur les forfaits Business et Enterprise, la création de jetons personnels est restreinte par défaut ; un propriétaire d'espace doit l'autoriser.

Trois requêtes par seconde, et un plafond d'espace

La documentation des limites pose deux plafonds : environ trois requêtes par seconde par connexion, avec quelques rafales, et un plafond par espace partagé entre toutes les connexions, dimensionné selon le forfait. Un 429 ou un 529 (surcharge) s'accompagne d'un délai Retry-After à respecter. Relancer tout de suite recrée le pic. Un texte riche est plafonné (deux mille caractères pour un contenu, cent éléments dans un tableau de textes). On n'y verse pas un contrat de quarante pages d'un bloc.

Fichiers : la taille suit le forfait de l'espace

Sur un espace gratuit, un fichier tient dans 5 Mio ; sur un espace payant, jusqu'à 5 Gio, avec un envoi en plusieurs parties au-delà de 20 Mio. Ce sont les mêmes plafonds que dans l'interface. Une connexion publique, qui s'installe chez des clients aux forfaits différents, doit lire la limite de l'espace avant d'envoyer, sous peine d'un refus. Notion n'est pas un disque dur.

Documentation de l'API Notion — introduction et limites (nouvel onglet) — Conventions, pagination, authentification. Limites d'appels : developers.notion.com/reference/request-limits. Consultée le 21-08-2026.

Trois automatisations concrètes

Ce qu'on met en place avec

Trois situations réelles, décrites comme du travail plutôt que comme de la technique.

Déposer le compte-rendu là où l'équipe le lit déjà

Un appel se termine, un devis est envoyé, une réunion a lieu : l'agent crée une page dans la base prévue, avec la date, les participants, les décisions. Il ne réécrit pas une page existante au hasard. Si la base a une propriété « statut », il la pose à « à relire ». Vous validez, ou pas. Notion reste le support de lecture ; l'agent évite la page blanche du lundi matin.

Tenir une liste de prospects sans tableur parallèle

Un formulaire ou un CRM crée une ligne dans la base Notion que l'équipe commerciale ouvre chaque jour. Les propriétés (étape, montant, prochain geste) sont celles de la base, pas un schéma inventé. Une ligne déjà présente n'est pas recréée. Notion n'envoie pas de relance client : il affiche. Confondre les deux, c'est croire qu'une case cochée a téléphoné.

Remonter une tâche interne, pas un mail client

Un incident, une échéance, un document manquant : une page ou une ligne apparaît dans la base d'équipe, avec un commentaire si le contexte est utile. L'agent n'écrit pas au client depuis Notion. Quand la tâche est close dans un autre outil, le statut Notion suit, pour que la liste du matin soit vraie. Une liste que plus personne ne met à jour est pire que pas de liste.

Limites

Ce que cette intégration ne fera pas

Les contraintes qu'on rencontre pour de vrai. Les découvrir maintenant coûte une lecture ; les découvrir en cours de projet coûte le projet.

Sans partage, l'API est aveugle

Ce n'est pas un bug. Une connexion interne, un jeton personnel, une application publique : aucune ne traverse les permissions. Ajouter la connexion à la page parente ne donne pas toujours accès aux sous-pages selon la configuration. On teste avec la page réelle, pas avec une page de démo. Un projet « synchro Notion » dont personne n'a le droit d'inviter la connexion s'arrête au premier jour.

Le rythme de trois requêtes par seconde se sent vite

Vider une base de quelques milliers de lignes, bloc par bloc, prend du temps, et le plafond d'espace peut couper avant celui de la connexion. Les 529 (surcharge) se traitent comme des 429. Notion prévient que ces plafonds peuvent changer. On ne promet pas une copie complète « en temps réel » d'un wiki d'entreprise. On promet des écritures ciblées, sur les bases utiles.

Notion n'est pas la source des montants ni des stocks

On peut y coller un montant, une quantité, un statut de facture. Rien n'y garantit qu'ils sont justes. Une automatisation qui facture à partir d'une case Notion, sans lire la compta, invente une vérité. L'usage sain : Notion affiche et oriente le travail humain ; les chiffres qui engagent l'entreprise vivent dans l'outil qui les calcule.

Ce que brancher Notion demande vraiment

Créer une connexion interne, l'ajouter aux deux ou trois bases concernées, lire une page, écrire une page de test. Premier flux : création d'une ligne à partir d'un événement métier unique. On ne « synchronise pas tout Notion ». On branche le dossier que l'équipe ouvre vraiment. Le partage des pages est un geste d'admin, pas un détail technique : sans lui, rien n'existe.

Sources

Chaque affirmation de cette page renvoie au texte qui fait foi. En cas d'écart entre cette page et la source, c'est la source qui a raison.

Vos questions

Pourquoi l'agent ne voit-il pas notre base ?

Parce que la connexion n'a pas été ajoutée à cette base, ou à la page qui la contient. Dans Notion, ce que l'équipe voit et ce qu'une connexion voit sont deux listes distinctes. Il faut qu'un membre autorisé invite la connexion, comme on inviterait une personne. Sur certains forfaits, les jetons personnels sont même désactivés par défaut. Avant d'accuser l'intégration, on ouvre les connexions de la page. Neuf fois sur dix, la base n'y figure pas.

Peut-on se servir de Notion comme CRM ?

On peut y tenir une liste de prospects, oui, et beaucoup d'équipes le font. Ce n'est pas un CRM : pas de pipeline d'activités relié à l'e-mail, pas de dédoublonnage d'adresses, pas d'historique d'envoi. Dès que plusieurs personnes vendent, les limites se voient — doublons, propriétés qui dérivent, absence de relance. Notion reste un excellent dossier de suivi si le volume est petit et la règle écrite. Au-delà, on le relie à un vrai CRM, on ne l'étire pas.

Faut-il un forfait payant pour l'API ?

L'API fonctionne sur les espaces gratuits, avec des limites plus strictes notamment sur la taille des fichiers (5 Mio). Le plafond d'appels de l'espace varie selon le forfait. Les jetons personnels peuvent être bloqués sur Business et Enterprise tant qu'un propriétaire ne les active pas. On n'a donc pas besoin d'un forfait payant pour écrire une page. On en a parfois besoin pour le volume, les fichiers, ou simplement pour avoir le droit de créer un jeton dans un espace géré.

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