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Automatisation

Cycle client

Accueillir un nouveau client sans rien oublier en route

Un client qui vient de signer n'attend pas un logiciel : il attend que quelqu'un s'occupe de lui. Contrats à renvoyer, accès à créer, pièce d'identité, RIB, premier rendez-vous, qui fait quoi en interne. Un agent tient cette checklist, relance ce qui manque, et prépare chaque étape. Il n'improvise pas un « bienvenue » trop familier, et il n'ouvre pas un accès que vous n'avez pas validé. Ce qui disparaît, c'est le trou entre la signature et le premier vrai travail.

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Friction

La situation aujourd'hui

Le devis est signé, tout le monde est content, et puis plus rien pendant dix jours. Le contrat dort dans un mail. Le RIB n'est pas arrivé. Personne n'a créé l'accès au portail. Le premier rendez-vous n'est pas posé. Le client, lui, se demande s'il a bien fait. En interne, chacun croit que c'est le voisin : le commercial a « passé le dossier », l'admin attend une pièce, l'opérationnel n'a pas été prévenu. Quand quelqu'un s'en aperçoit, on accélère dans le désordre, on envoie trois mails le même jour, on oublie la quatrième pièce. Personne n'a de mauvaise volonté. Ce qui manque, c'est une séquence qui démarre toute seule à la signature, avec un responsable par étape et une visibilité sur ce qui bloque. Tant que l'accueil tient à une mémoire et à un bon moment, il se fera bien les semaines calmes, et mal les autres.

Agent IA

Ce que l'agent fait, étape par étape

Chaque étape est une action observable : vous pouvez vérifier qu'elle a eu lieu, sur quelles données, et revenir dessus.

  1. 01

    Démarrer la séquence à un événement réel

    Signature du devis, paiement de l'acompte, retour du contrat : vous choisissez le déclencheur, et un seul. L'agent crée alors le dossier d'onboarding, avec les étapes de votre métier — pas celles d'un modèle trouvé en ligne. Un déclencheur flou (« dès qu'on est d'accord ») ne démarre rien de fiable.

  2. 02

    Demander les pièces, une par une, traçable

    Chaque document attendu a un nom, un exemple, un destinataire. L'agent relance ce qui manque, au rythme que vous avez fixé, et s'arrête quand la pièce est là ou quand un humain a accordé une exception. Relancer cinq fois pour un RIB déjà reçu dans un autre fil est exactement ce qu'on cherche à éviter.

  3. 03

    Préparer les accès et le premier rendez-vous

    Création de compte, ajout à un canal, envoi d'un lien, proposition de créneau : l'agent prépare, vous validez ce qui ouvre un droit. Un accès trop tôt, c'est un client dans un outil vide. Un accès trop tard, c'est un client qui relance. L'ordre des étapes est le vôtre.

  4. 04

    Prévenir les gens en interne, pas seulement le client

    L'opérationnel, la facturation, le support : chacun reçoit ce dont il a besoin au bon moment, pas le dossier entier. L'agent notifie selon vos règles. Un onboarding qui ne parle qu'au client et oublie l'équipe produit exactement le trou que vous connaissez déjà : le client est prêt, personne en interne ne l'est.

  5. 05

    Clôturer, ou remonter ce qui bloque

    Quand toutes les étapes sont vertes, le dossier se ferme et le suivi passe en mode projet, SAV, ou production — selon votre métier. Une étape bloquée au-delà du délai que vous avez posé n'est pas relancée indéfiniment : elle vous est remontée, avec l'historique. Un onboarding qui n'en finit pas n'est plus un accueil, c'est un litige naissant.

Contrôle

Où un humain garde la main

Ouvrir un accès et parler au client restent deux actes humains

Une checklist peut avancer seule. Un mot de bienvenue trop personnel, un accès à des données, un contrat contresigné, non. Par défaut, l'agent relance les pièces et prépare les messages ; vous envoyez ce qui engage la relation, et vous autorisez ce qui ouvre un droit. On peut ensuite laisser partir tout seuls les rappels de documents manquants, une fois le ton lu et approuvé. On ne laisse pas partir seuls un contrat, un identifiant, ou un « ravi de commencer » qui se tromperait de prénom. L'onboarding est le premier souvenir opérationnel que le client garde de vous. Il mérite que quelqu'un y mette encore la main, précisément là où ça se voit.

Limites

Ce que cette automatisation ne règle pas

Une checklist copiée d'un autre métier est un piège

Un cabinet, un e-commerce, un artisan : les pièces, les accès, le premier rendez-vous n'ont rien à voir. L'agent exécute la séquence que vous avez écrite. S'il manque la pièce vraiment bloquante — attestation, plan, fichier client — il ira au bout d'une liste inutile et le vrai travail n'aura pas commencé. Le cadrage, c'est cette liste, tenue par quelqu'un qui a déjà oublié une étape et qui sait laquelle.

Le client qui ne répond pas n'est pas un bug

Relancer un RIB trois fois est utile. La quatrième fois, c'est souvent qu'il y a autre chose : un doute, un acheteur interne, un devis remis en cause. L'agent ne le saura pas. Au-delà du palier que vous avez fixé, le dossier sort de la séquence automatique et revient à un humain, avec l'historique. Continuer les mails, c'est transformer un accueil en harcèlement administratif.

Les outils internes ne se parlent pas toujours

Créer le client dans la compta, dans le CRM, dans le portail, dans la messagerie : quatre actes, parfois quatre identifiants, parfois aucun connecteur. L'agent fait ce que les API permettent, et liste le reste. Promettre un onboarding « tout automatique » alors qu'un des outils n'expose rien, c'est livrer une demi-séquence et laisser le trou exactement où il gênait déjà.

Quand ce n'est pas la bonne réponse

Si vous signez six clients par an et que vous les emmenez déjeuner, une séquence automatisée est hors sujet : vous savez ce qu'il faut, et le geste humain est le produit. Le seuil utile, c'est le moment où deux dossiers d'accueil se chevauchent et où une pièce saute. De même, si le vrai problème est en amont — un devis flou, un périmètre pas signé — un onboarding impeccable accélérera un mauvais départ. Enfin, si chaque client a un process tellement unique qu'aucune étape n'est commune, il n'y a pas de séquence à automatiser : il y a un chef de projet. L'agent commence là où une liste se répète.

Vos questions

À partir de quel événement démarre l'onboarding ?

Celui que vous désignez, et il doit être observable dans un outil : devis signé, acompte encaissé, contrat contresigné. « On est d'accord » n'est pas un événement. Un déclencheur trop tôt envoie des demandes de pièces à quelqu'un qui n'a pas encore tranché. Un déclencheur trop tard laisse le client dans le vide. On le choisit pendant le cadrage, en regardant les dossiers des derniers mois, pas en recopiant une séquence type.

L'agent peut-il créer les accès tout seul ?

Il peut préparer la création — identifiant, groupe, droits proposés — et, sur votre feu vert, la lancer dans les outils qui le permettent. Par défaut, ouvrir un droit reste validé. Un accès trop large, un client dans le mauvais espace, un mot de passe envoyé à la mauvaise adresse : ces erreurs se paient plus cher qu'un clic de plus. Les relances de pièces, elles, se prêtent mieux à l'envoi automatique une fois le ton figé.

Que se passe-t-il si une pièce n'arrive jamais ?

Après les paliers de relance que vous avez écrits, le dossier sort de la séquence et vous est remonté, avec ce qui a été demandé, quand, et ce qui a été reçu. L'agent ne bloque pas indéfiniment le reste, ni n'invente la pièce. C'est à vous de décider : exception, report, ou dossier en pause. Un onboarding qui relance tout seul pendant deux mois n'est plus un accueil, c'est une machine à mauvais souvenirs.

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