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Intégrations

E-mail et SMS

Brevo pour les envois, pas pour tenir le fichier client

Brevo, anciennement Sendinblue, envoie ce que vous ne voulez plus saisir dans un logiciel de messagerie : confirmation de commande, relance, SMS de rendez-vous. L'API unifiée couvre l'e-mail transactionnel, le SMS, WhatsApp, les contacts, les événements, et la synchro de produits et commandes. Elle envoie aussi des notifications d'ouverture, de rebond, de clic. Ce n'est pas un CRM de pipeline. C'est un moteur d'envoi avec un carnet d'adresses. Les plafonds d'appels varient selon le forfait — généraux pour tous, avancés en Professional et Enterprise, étendus en Enterprise. Un 429 n'est pas un bug, c'est le compteur.

Page mise à jour le

Ce que l'API permet

Ce que Brevo expose réellement

Repris de la documentation publique de l'éditeur, pas d'une plaquette commerciale. Le lien vers cette documentation est en bas de page.

Envoyer un e-mail, un SMS, un WhatsApp au bon moment

L'API de messagerie envoie un message transactionnel, le planifie, et en suit l'activité. Ce n'est pas une campagne marketing de masse : c'est le message déclenché par un événement réel — devis signé, colis expédié, rendez-vous demain. Les contacts se synchronisent à part, dans le carnet, pour les campagnes. Mélanger les deux, c'est envoyer une promo à quelqu'un qui vient de se désinscrire, ou une relance à une adresse déjà en rebond. On sépare volontairement le transactionnel et le marketing.

Tenir le carnet : listes, imports, désinscriptions

On crée, met à jour, segmente les contacts. Un import mal aligné sur l'identifiant (l'e-mail) produit des doublons que les campagnes suivantes amplifieront. Les événements personnalisés — « a ouvert le devis », « a abandonné le panier » — s'enregistrent pour qualifier sans interroger la boutique à chaque campagne. Le carnet n'est la source de vérité du client que pour l'envoi. Pour le dossier commercial, un CRM reste plus à sa place.

Raccrocher produits et commandes aux campagnes

Brevo documente une synchro e-commerce : produits, catégories, commandes, pour attribuer un chiffre aux campagnes. Utile si vous mesurez vraiment vos envois. Inutile si vous n'envoyez que des confirmations. Cette synchro a ses propres plafonds, plus bas que l'envoi d'e-mail (quelques requêtes par seconde sur les commandes et produits, selon le palier). Ce n'est pas le canal pour vider un catalogue de dix mille références en une boucle naïve.

Être notifié d'un rebond plutôt que le découvrir trop tard

Les webhooks poussent les événements d'e-mail, de SMS, de marketing et de paiement. C'est la méthode que Brevo recommande à la place d'interroger les statistiques. Un rebond dur doit sortir le contact de la prochaine relance ; un clic sur un devis peut qualifier la fiche ailleurs. Sans ces notifications, on envoie dans le vide et on le constate à la facture d'e-mails, pas dans le dossier client.

Documentation API Brevo — aperçu et plafonds (nouvel onglet) — Vue d'ensemble officielle : messagerie, contacts, e-commerce, webhooks. Plafonds détaillés dans /docs/api-limits. Consultée le 21-08-2026.

Trois automatisations concrètes

Ce qu'on met en place avec

Trois situations réelles, décrites comme du travail plutôt que comme de la technique.

Confirmer une commande sans ouvrir la messagerie

La boutique marque la commande payée ; l'agent envoie le transactionnel Brevo avec le numéro, les lignes, le délai. Il ne joint pas une offre commerciale. Si l'adresse a déjà rebondi, l'envoi n'a pas lieu : le dossier vous revient. Confirmer n'est pas vendre. Le message doit ressembler à ce que vous auriez écrit, pas à une campagne.

Relancer une facture échue sur le bon canal

Une facture non réglée prépare un e-mail, puis un SMS si vous l'avez décidé pour ce palier. L'agent s'arrête dès qu'un paiement arrive, et n'écrit pas à une adresse désinscrite. Le texte suit le palier que vous avez fixé. Brevo transporte ; il ne choisit pas le ton. Un SMS de relance envoyé le dimanche parce que le scénario n'a pas d'horaire, c'est une erreur de paramétrage, pas de l'éditeur.

Sortir les rebonds du prochain envoi

Chaque rebond dur met à jour le contact et, si vous le souhaitez, la fiche CRM. Continuer d'écrire à une adresse morte brûle la réputation d'envoi, ce que Brevo plafonne aussi par ailleurs. L'agent ne « nettoie » pas le carnet à l'aveugle : il applique la règle rebond dur / rebond doux que vous avez écrite. Sans règle, on accumule, et les campagnes suivantes paient pour les précédentes.

Limites

Ce que cette intégration ne fera pas

Les contraintes qu'on rencontre pour de vrai. Les découvrir maintenant coûte une lecture ; les découvrir en cours de projet coûte le projet.

Les plafonds d'appels dépendent du forfait

Tous les comptes ont un palier général. Les paliers avancés sont pour Professional et Enterprise ; l'étendu, pour Enterprise. Exemple documenté : l'envoi d'e-mail transactionnel tient 1 000 requêtes par seconde au palier général, 2 000 à l'avancé, 6 000 à l'étendu. À l'inverse, « tous les autres points d'entrée » tombent à 100 requêtes par heure au palier général. Un agent qui crée des contacts un par un sur ce canal-là s'arrête vite. Un 429 se gère en espaçant, pas en relançant plus fort.

Le quota d'objets n'est pas le plafond d'appels

Brevo distingue la fréquence des appels et le nombre d'objets (campagnes, contacts, listes) qu'un compte peut tenir. Atteindre le second n'est pas un 429, c'est un refus de création. Avant un import, on lit les quotas de plateforme, pas seulement les limites d'appels. Une TPE le rencontre rarement ; une reprise de fichier mal nettoyée, souvent.

Brevo n'est pas le dossier commercial

On y range des contacts et des événements d'envoi, pas un pipeline, pas une pièce comptable, pas un ticket SAV structuré. S'en servir comme CRM « parce que tout le monde y est déjà » finit par un carnet où l'on ne sait plus qui est client, qui est prospect, qui s'est désinscrit. L'intégration saine pousse vers Brevo ce qui doit être envoyé, et ramène vers le CRM ce qui doit être décidé.

Ce que brancher Brevo demande vraiment

Une clé d'API, un domaine d'envoi authentifié (sans ça, les messages atterrissent en indésirables, ce n'est pas un sujet d'intégration), puis un premier transactionnel unique — confirmation ou relance. Les webhooks de rebond se câblent en même temps que le premier envoi, pas « plus tard ». On ne commence pas par une campagne. On commence par un message que vous auriez envoyé vous-même, déclenché par un événement vrai.

Sources

Chaque affirmation de cette page renvoie au texte qui fait foi. En cas d'écart entre cette page et la source, c'est la source qui a raison.

Vos questions

Quelle est la différence entre un e-mail transactionnel et une campagne ?

Le transactionnel répond à un acte : commande, facture, rendez-vous. La campagne s'adresse à une liste, à un moment choisi. Brevo les distingue dans l'API, et la réglementation sur le consentement aussi. Un message de confirmation n'a pas besoin du même opt-in qu'une newsletter, mais il ne doit pas se transformer en promo déguisée. L'automatisation doit respecter cette frontière : on déclenche le transactionnel depuis l'événement métier, on laisse les campagnes dans l'outil d'envoi, sous votre validation éditoriale.

Faut-il un forfait payant pour utiliser l'API ?

L'API est documentée pour tous les types de comptes, y compris Free, avec le palier de plafonds général. Ce qui change avec le forfait, c'est le volume d'envois marketing, certains plafonds d'appels (avancé, étendu), et les quotas d'objets. Un compte gratuit tient un transactionnel de faible volume. Il ne tient pas une relance quotidienne de tout le fichier. On dimensionne sur le volume réel d'envois et d'appels, pas sur l'existence de la clé.

Comment savoir qu'un message n'est pas arrivé ?

En recevant l'événement de rebond, d'ouverture ou d'erreur via un webhook, pas en ouvrant les statistiques à la main. Brevo le recommande explicitement pour éviter de saturer les plafonds. Un rebond dur retire l'adresse de la prochaine relance ; un rebond doux se réessaie selon votre règle. Sans ça, vous continuez d'écrire à des boîtes fermées, et la réputation d'envoi du domaine en pâtit — ce que aucun agent ne répare après coup.

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