craft.ai
Comparatifs

Outils de gestion

Pennylane tient la compta, Sellsy tient le pipeline

On range souvent Pennylane et Sellsy dans la même phrase, « un logiciel pour gérer l'entreprise ». Ce n'est pas le même objet. Pennylane est une plateforme de comptabilité collaborative, pensée pour que l'entreprise et l'expert-comptable travaillent sur les mêmes pièces, les mêmes comptes, le même rapprochement. Sellsy est un CRM français qui a grandi vers la facturation, les devis, parfois plus : le centre de gravité reste la vente. Choisir l'un pour faire le travail de l'autre, c'est acheter un marteau parce qu'on a vu qu'il avait aussi un tournevis. Le critère n'est pas « lequel a plus de modules ». C'est : aujourd'hui, qu'est-ce qui vous coûte réellement du temps — clôturer, ou vendre ?

Page mise à jour le

Les deux options

De quoi on parle exactement

Pennylane

Une plateforme française de comptabilité pour TPE et PME, conçue pour travailler avec un expert-comptable sur les mêmes données : banque, pièces, facturation, lettrage. Le produit s'étend, le cœur reste la tenue et la collaboration comptable.

Sellsy

Un CRM français historique, centré sur le cycle de vente : prospects, pipeline, devis, relances, facturation commerciale. L'offre s'est élargie. Ce que l'outil sait vraiment bien, c'est encore de faire avancer une affaire jusqu'à la signature.

Critères

Ce qui les sépare vraiment

Un critère par ligne, chaque option répondue séparément. Les lignes qui ne changent rien à la décision ne sont pas là.

Comparaison de Pennylane et Sellsy, critère par critère
CritèrePennylaneSellsy
Le métier qu'il sert vraimentPennylane sert la comptabilité au quotidien et la collaboration avec le cabinet. Si vos matins commencent par les pièces, le rapprochement, la TVA, les questions de l'expert-comptable, vous êtes dans son terrain. Un pipeline commercial n'est pas ce pour quoi l'outil a été dessiné, même s'il facture.Sellsy sert le commercial : qui est en cours, à quel stade, quel devis, quelle relance. Si vos matins commencent par le tableau des affaires et les relances de propositions, vous êtes chez lui. La comptabilité de gestion n'est pas son centre, et le faire porter par un CRM finit toujours par un export vers l'expert-comptable.
L'expert-comptable dans la bouclePennylane est bâti pour que le cabinet ait un accès réel, pas un export mensuel. C'est souvent la raison du choix, et c'est un critère qui ne se voit pas dans un tableau de fonctionnalités. Si votre expert-comptable refuse l'outil ou n'y a pas ses habitudes, ce bénéfice s'évapore : vous aurez un bel outil et deux tenues en parallèle.Sellsy n'est pas un espace de travail pour un cabinet. Votre expert-comptable récupérera des exports, des écritures, des factures, comme avec la plupart des CRM qui facturent. Ce n'est pas un défaut si le cabinet n'a pas besoin d'être dans l'outil. C'en est un si vous espériez « tout au même endroit, y compris la compta ».
Devis, pipeline, relance commercialePennylane facture. Ce n'est pas un CRM. Les étapes d'une affaire, le scoring, les campagnes, l'historique commercial d'un prospect qui n'est pas encore client : ce n'est pas son sujet. Forcer Pennylane à tenir un pipeline, c'est recréer le pipeline dans un tableur à côté — le signe classique qu'on a pris l'outil pour le mauvais métier.Sellsy vit là : pipeline, devis, relances, parfois marketing et support selon les modules. Un commercial s'y retrouve. Un expert-comptable, beaucoup moins. Si vous n'avez pas de vrai pipeline — trois clients, du bouche-à-oreille — Sellsy est un CRM pour un problème que vous n'avez pas.
Facturation et réforme à venirPennylane, en tant qu'outil de facturation et de compta, est du bon côté de la conversation « comment mes factures circuleront ». Ça ne dit pas, à lui seul, qu'il est votre plateforme agréée, ni qu'il remplace le choix d'une PDP. Ça dit que le cœur de métier de l'outil est déjà la pièce comptable, pas le pipeline.Sellsy facture aussi, et beaucoup d'entreprises y émettent leurs devis puis leurs factures. La réforme n'en fait pas pour autant un outil de tenue. Vérifiez auprès de l'éditeur, sur sa documentation publique, ce qu'il prévoit pour les formats structurés et le raccord à une plateforme agréée — et ne supposez rien d'un CRM « qui facture déjà en PDF ».
Changer d'outil ensuiteQuitter Pennylane, c'est quitter un historique comptable et une collaboration de cabinet. On ne le fait pas à la légère, et on ne le fait pas pour « essayer le CRM ». Si le besoin réel est commercial, commencez par un CRM, pas par une plateforme de compta dont la migration coûtera un exercice.Quitter Sellsy, c'est quitter un historique d'affaires, de devis, de relances. On peut exporter ; on reconstitue rarement le pipeline à l'identique. Si le besoin réel est la tenue et le cabinet, un CRM comme socle est une fondation trop étroite, et la migration vers une vraie compta arrivera de toute façon.
Automatiser autourUne automatisation utile autour de Pennylane part des pièces, des règlements, des relances d'impayés, des exports. C'est le terrain d'un agent de relance ou d'un rapprochement, pas d'un scoring d'opportunité. Brancher un agent sur Pennylane a du sens si la donnée comptable est la source de vérité.Une automatisation utile autour de Sellsy part des affaires : devis préparé, relance de proposition, mise à jour de pipeline, passage en facture. C'est un autre agent, un autre événement déclencheur. Vouloir un seul outil « pour tout automatiser » mélange ces deux horloges, et on finit par mal faire les deux.

Là où chaque option perd

Les cas où c'est le mauvais choix

Les deux options ont un domaine où elles coûtent plus cher qu'elles ne rapportent. Le vôtre est peut-être décrit ici.

Pennylane

Pennylane perd dès que votre problème est de vendre, pas de tenir. Un commercial qui a besoin d'un pipeline, d'une séquence de relance de devis, d'une vue d'affaires par étape, s'y trouvera à l'étroit, et recréera le CRM dans un tableur. Pennylane perd aussi si votre expert-comptable n'y vient pas : l'argument collaboratif, qui est le cœur du produit, tombe, et il vous reste un outil de facturation parmi d'autres, avec une migration comptable déjà engagée. Ce n'est pas un CRM déguisé. Le traiter comme tel est la façon la plus sûre d'être déçu, puis de payer une deuxième fois pour le vrai CRM.

Sellsy

Sellsy perd dès que votre problème est la clôture, la TVA, le lettrage, le dialogue avec le cabinet. Un CRM qui facture n'est pas une tenue. Vous exporterez, vous recollerez, vous paierez l'expert-comptable pour reconstruire ce que Pennylane aurait tenu avec lui. Sellsy perd aussi dans une structure sans vrai pipeline : l'outil demande une discipline commerciale que trois clients historiques ne justifient pas. Le prendre « parce qu'il fait un peu de tout » vous laisse avec un CRM à nourrir et une compta qui vit encore ailleurs. Un peu de tout, en logiciel de gestion, veut souvent dire rien jusqu'au bout.

Verdict

L'un pour la tenue, l'autre pour la vente — pas un match

Si la douleur est la comptabilité partagée avec le cabinet, Pennylane. Si la douleur est le pipeline, les devis et la relance commerciale, Sellsy. Si vous avez les deux douleurs, ce sont deux outils, pas un vainqueur.

La comparaison « Pennylane vs Sellsy » est mal posée dès qu'on la traite comme un match. Ce sont deux centres de gravité. Le mauvais choix, ici, n'est presque jamais l'outil trop cher : c'est l'outil du mauvais métier, qui vous oblige à tricher dans les champs et à tenir le vrai travail à côté. Beaucoup de PME ont besoin d'une compta collaborative et d'un CRM, pas de l'un qui prétend faire l'autre. Dans ce cas, on branche, on n'unifie pas de force. Et si vous n'avez qu'un budget pour un seul, achetez celui qui correspond au travail que vous faites vraiment chaque semaine, pas celui dont la page d'accueil a le plus de pastilles.

Sources

Chaque affirmation de cette page renvoie au texte qui fait foi. En cas d'écart entre cette page et la source, c'est la source qui a raison.

Vos questions

Peut-on se passer de CRM si on a Pennylane ?

Oui, si vous n'avez pas de pipeline. Une TPE qui facture une vingtaine de clients connus, sans prospection structurée, n'a pas besoin d'un CRM : elle a besoin que les pièces, les règlements et la collaboration avec le cabinet tiennent. Le jour où quelqu'un commence à tenir les affaires dans un tableur à côté de Pennylane, le CRM redevient un sujet — et ce tableur est la spécification. Jusque-là, ajouter Sellsy « pour plus tard » c'est nourrir un outil vide, ce qui est pire que ne pas en avoir.

Sellsy peut-il remplacer l'expert-comptable ?

Non. Aucun CRM, aucune facturation, ne tient une comptabilité à la place d'un professionnel. Sellsy peut émettre des factures et vous donner une vue commerciale. La tenue, la TVA, les liasses, le conseil, restent le cabinet — ou une plateforme conçue pour travailler avec lui. Confondre « j'émets des factures » et « je tiens ma compta » est l'erreur qui se paie à la première clôture, pas à la démo. Si votre enjeu est le cabinet, cette page ne devrait même pas se terminer sur Sellsy.

Faut-il changer d'outil pour la facture électronique ?

Pas automatiquement. La réforme impose un format structuré et un passage par une plateforme agréée, pas une marque de logiciel. Beaucoup d'éditeurs se raccordent ; certains deviennent plateforme ; d'autres restent silencieux. La question à poser à Pennylane, à Sellsy, ou à l'outil que vous avez déjà, est la même : comment les factures sortiront-elles en format structuré, et via quelle plateforme immatriculée ? La réponse se vérifie chez l'éditeur et sur la liste de la DGFiP, pas dans un comparatif. Changer d'outil uniquement pour la réforme, sans cette réponse, est un chantier trop grand pour le problème.

Une idée en tête ?

Réservez un rendez-vous ou écrivez-nous — réponse sous 24 h.