craft.ai
Automatisation

Banque

Rapprocher les écritures sans cocher les lignes une à une

Le rapprochement n'est pas un tableau : c'est une série de décisions d'affectation. Un virement groupé, un libellé sans référence, un paiement partiel, et quelqu'un doit dire « ça, c'est cette facture ». Un agent propose les couples évidents, isole le reste, et s'arrête. Il ne devine pas un client. Il ne lettre pas un écart. Lettrer trop vite un mauvais couple se propage dans la relance, dans la TVA, dans la trésorerie que l'on croit avoir.

Page mise à jour le

Friction

La situation aujourd'hui

Le relevé arrive, ou le flux, et quelqu'un ouvre le lettrage. Beaucoup de lignes collent : même montant, même client, une référence dans le libellé. Puis viennent les autres. Un virement qui règle trois factures. Un client qui a mis le nom de sa société, pas le numéro. Un avoir. Un prélèvement que l'on ne reconnaît pas. On laisse de côté, on y revient, on affecte « en gros » pour que le solde soit propre avant la banque. Trois semaines plus tard, on relance un client qui avait payé, ou l'on cherche un écart de TVA. Personne n'aime ce travail. Il est indispensable, il n'a pas d'heure, et il se fait trop souvent sous la pression d'un point de trésorerie. Tant que l'affectation tient à une mémoire et à une après-midi, elle se fera bien les mois calmes, et mal les autres — précisément ceux où l'on en a le plus besoin.

Agent IA

Ce que l'agent fait, étape par étape

Chaque étape est une action observable : vous pouvez vérifier qu'elle a eu lieu, sur quelles données, et revenir dessus.

  1. 01

    Lire la banque et les écritures, le même jour

    L'agent se branche sur le flux bancaire que vous avez, et sur les factures, avoirs, règlements déjà dans la compta. Une photo de relevé, un export trop vieux, un journal non à jour : il le dit. Rapprocher à partir de données d'hier, c'est rapprocher au hasard. La fraîcheur n'est pas un luxe, c'est la condition.

  2. 02

    Proposer les couples évidents, seulement eux

    Même montant, une référence claire, un client unique : la proposition est posée, avec les deux pièces. Tout le reste — partiel, groupé, libellé flou, écart de quelques centimes — va dans une file. L'agent n'essaie pas d'être malin sur un groupé. Être malin, ici, c'est se tromper avec assurance.

  3. 03

    Isoler, nommer, et ne pas combler

    Chaque ligne bancaire sans couple a une raison : pas de facture, trop de factures possibles, montant qui ne colle pas, fournisseur inconnu. Vous tranchez. L'agent ne crée pas une écriture « d'attente » magique pour que le solde soit beau. Un trou nommé se discute. Un trou masqué se paie plus tard.

  4. 04

    Lettrer après vous, et prévenir la relance

    Une fois validé, le lettrage part dans l'outil, et la facture sort de la file de relance. C'est le lien avec l'impayé : rapprocher trop tard, c'est relancer un client qui a payé. Rapprocher trop tôt, faux, c'est arrêter de relancer un client qui n'a pas payé. Les deux se valent, en pire.

Contrôle

Où un humain garde la main

Affecter un paiement est un acte comptable, pas un matching

Proposer un couple évident, un agent le fait. Dire « ces trois factures, c'est ce virement », non, par défaut. Un groupé mal réparti, un acompte pris pour un solde, un client du même nom : ces cas se ressemblent tous, et ils se révisent mal. On peut ensuite laisser lettrer tout seuls les couples un-pour-un, montant exact, référence présente, fournisseur unique, une fois les cas vus. On n'élargit pas au flou. Le critère n'est pas le taux de matching. C'est ce que coûte une affectation fausse une fois qu'elle a fait taire une relance, ou gonflé une TVA.

Limites

Ce que cette automatisation ne règle pas

Un libellé vide n'est pas une énigme à résoudre à tout prix

« VIR » et un montant : parfois on peut, avec l'habitude du client. Souvent, non. L'agent isole. Demander à un modèle de « deviner », c'est lui demander d'inventer un client. La parade, en amont, est de faire mettre une référence sur vos factures, et de l'exiger. En aval, c'est un humain qui connaît le portefeuille. Pas un matching trop sûr.

Le flux bancaire n'est pas toujours propre

Doublons d'import, jours fériés, cartes, commissions, virements internes : le relevé a sa vie. L'agent signale ce qui n'est pas une facture. Il ne force pas un lettrage sur une commission. Si votre banque, ou votre agrégateur, n'expose qu'un CSV pauvre, le projet commence par ce tuyau, pas par l'intelligence d'affectation. Sans mouvement fiable, il n'y a rien à rapprocher.

Ce n'est pas une prévision de trésorerie

Rapprocher le passé n'est pas dire ce qui va entrer. Un tableau de trésorerie, des échéances, des scénarios, c'est un autre livrable. Les confondre produit un « on a l'argent » à partir de lignes non lettrées, ou l'inverse, avec la même assurance. Cette page s'arrête à l'affectation. La relance, la saisie, la TVA, se branchent ensuite, elles ne se fondent pas dans le même écran.

Quand ce n'est pas la bonne réponse

Si vous avez trente mouvements par mois, que vous les reconnaissez, et que le lettrage tient dans une heure, un agent n'a rien à gagner. Le seuil utile, c'est le moment où le rapprochement glisse, où l'on relance trop tard, où l'expert-comptable passe son temps à démêler des affectations « pour que ça colle ». De même, si le vrai problème est en amont — factures émises sans référence, clients qui paient sans libellé — rapprocher plus vite n'apprendra pas aux libellés à s'améliorer. Ça rendra le trou plus visible, ce qui est déjà une raison de cadrer, pas forcément d'automatiser. Enfin, un dossier de reprise historique, des années non lettrées, n'est pas un flux : c'est un chantier, et il se décide à part.

Vos questions

L'agent lettre-t-il tout seul ?

Par défaut, non. Il propose les couples évidents et isole le reste. Le lettrage part après vous. On peut ensuite autoriser l'automatique sur un périmètre étroit : un-pour-un, montant exact, référence présente. Hors de ça, un groupé, un partiel, un homonyme, restent manuels. Une affectation fausse se tait dans les tableaux, et se paie dans la relation ou dans la déclaration. Mieux vaut une file d'exceptions honnête qu'un solde trop beau.

Que faire d'un virement qui règle plusieurs factures ?

L'isoler, lister les factures ouvertes du même tiers, proposer une répartition sans la valider. L'agent ne répartit pas tout seul : un mauvais partage laisse une facture « payée » trop tôt et une autre en retard. Vous tranchez, éventuellement avec une règle écrite — plus ancienne d'abord, ou selon le libellé. La règle, si elle existe, se code. Tant qu'elle vit dans une tête, le groupé reste humain.

Faut-il changer de banque ou de compta ?

Presque jamais. Ce qu'il faut, c'est un flux de mouvements lisible — API, EBICS, export propre — et un outil de compta où le lettrage existe vraiment, pas seulement un tableur. Beaucoup de banques et d'outils français l'exposent, parfois à partir d'un plan. Le point à vérifier, c'est la qualité du libellé et le droit d'écrire un lettrage, pas la marque. Un CSV pauvre se voit dès le cadrage, et on vous le dit avant de construire.

Une idée en tête ?

Réservez un rendez-vous ou écrivez-nous — réponse sous 24 h.